Quel logiciel pour gérer le patrimoine d'une entreprise ?
Pour un fonds qui mêle archives papier, objets de marque, photos, films, prototypes — bref du patrimoine multi-supports — CollectiveAccess est bien adapté. Open source (pas de licence par utilisateur), gestion fine des droits d'accès, intranet et publication sélective inclus. Pour des archives papier pures avec ISAD(G), un outil dédié archives (ICA-AtoM) reste plus naturel. Pour une photothèque pure haut volume, un DAM spécialisé (Phraseanet, Cumulus) peut suffire.
Comment garantir la confidentialité des contenus stratégiques ?
CollectiveAccess gère des permissions à plusieurs niveaux : par utilisateur, par groupe, par champ, par enregistrement individuel. L'archiviste interne voit tout, la direction communication voit la part publiable, un prestataire externe ne voit que son périmètre. Les éléments encore stratégiques (formules, plans, contrats) restent dans la base mais en accès restreint.
Peut-on tracer les droits d'image, les contrats photographes, les autorisations ?
Oui. Chaque média et chaque objet peut porter ses propres droits : nature de l'autorisation, contractant, date de signature, date de libération, motif d'éventuelle restriction. Utile en RGPD, en négociation de campagne, et lors d'un audit propriété intellectuelle.
Comment fonctionne la publication sélective vers l'intranet ou un site public ?
L'interface Pawtucket (incluse dans la suite) transforme un sous-ensemble validé en site web. Plusieurs façades sont possibles sur la même base : intranet pour les collaborateurs, mini-site pour un anniversaire de marque, portail B2B partenaires, espace presse. Le filtre se fait par tags / collections / permissions, sans dupliquer les données.
Quel argument pour le service IT de l'entreprise ?
Code source public sur GitHub (whirl-i-gig/ca_providence), licence GPL, stack standard (PHP, MySQL, Apache, Nginx), conteneurisation Docker possible. Pas de dépendance à un éditeur unique : si idéesculture disparaît, un autre prestataire peut reprendre. Données dans un format MySQL exportable à tout moment. Le DSI apprécie la maîtrise.
Peut-on reprendre un fonds existant éparpillé entre Excel, photothèque et GED ?
Oui — c'est même un cas typique. CollectiveAccess accepte les imports XLSX, CSV, XML, des connecteurs spécifiques pour photothèques (Phraseanet, Cumulus, Pixelboxx) et des reprises depuis GED. L'audit préalable identifie ce qui se reprend tel quel, ce qui demande une transformation, ce qui doit être ressaisi. Variable selon l'état du fonds initial.
Quelle pérennité sur dix ou vingt ans ?
C'est précisément l'argument de l'open source pour un patrimoine d'entreprise. Le code reste public, vos données sont dans un format standard, votre prestataire est interchangeable, vous ne dépendez pas de la santé financière d'un éditeur. Une entreprise qui pense son héritage en décennies a besoin de cette indépendance.
Combien coûte la mise en place d'une base patrimoine d'entreprise ?
Très variable selon le volume initial, l'état d'éparpillement du fonds, le périmètre fonctionnel (catalogage seul / +publication / +intranet) et le niveau d'accompagnement. Pour un fonds de moyenne ampleur avec audit, reprise, paramétrage, formation et hébergement la première année, l'investissement initial se situe typiquement entre 25 000 et 60 000 € HT. Pas de licence par utilisateur ensuite. Cadrage gratuit sur demande.